Veeam est la référence de la sauvegarde des environnements virtualisés, et ce n'est pas usurpé. La question qu'un prestataire informatique doit se poser n'est donc pas « Veeam est-il un bon produit ? », mais « est-ce le bon produit pour mon parc ? ».
Si vos clients sont des PME de cinq à cent cinquante postes, avec quelques serveurs, des Mac, un NAS et Microsoft 365, la réponse mérite d'être vérifiée. Voici la comparaison, y compris là où Veeam fait mieux.
Ce que Veeam fait mieux, dit franchement
Commençons par là, parce qu'un comparatif qui ne reconnaît aucune force à l'autre ne sert à rien.
- La virtualisation à grande échelle. Pour des centaines de VM VMware ou Hyper-V, Veeam a des années d'avance : restauration instantanée d'une VM depuis la sauvegarde, vérification automatique que les sauvegardes démarrent, proxies de sauvegarde répartis.
- L'écosystème. Intégrations avec les baies de stockage, le stockage objet, les bandes, les hyperviseurs : la liste est longue, et la plupart des fabricants testent leur matériel avec Veeam.
- Les référentiels immuables. Le référentiel Linux durci et l'immuabilité sur stockage objet sont des réponses éprouvées au rançongiciel.
- La notoriété. Un DSI connaît Veeam. Le proposer ne demande pas d'explication, et des techniciens certifiés se recrutent.
Si votre activité, ce sont des datacenters de clients fortement virtualisés, Veeam est probablement le bon choix, et nous ne chercherons pas à vous en convaincre du contraire.
Le parc d'un prestataire n'est pas un datacenter
La réalité de la plupart des sociétés de services ressemble plutôt à ceci : trente à cent clients, chacun avec une poignée de serveurs, une majorité de postes de travail, un NAS où s'accumule l'essentiel, quelques Mac, des boîtes Microsoft 365, et des liens montants parfois modestes.
Sur ce terrain, les critères changent. Ce qui coûte, ce n'est plus la vitesse de restauration d'une VM, c'est le temps passé à exploiter cinquante petites installations.
Point par point
| Critère | Veeam | BeBackup |
|---|---|---|
| Cible d'origine | Environnements virtualisés d'entreprise | Parcs de PME gérés par un prestataire |
| Multi-clients | Console dédiée aux fournisseurs de services, en plus des serveurs de sauvegarde | Serveur multi-tenant depuis l'origine : une seule interface pour tous les clients |
| Infrastructure à maintenir | Serveur de sauvegarde Windows, proxies, référentiels, console fournisseur | Un serveur BeBackup, qui sert lui-même son interface web |
| Postes et serveurs physiques | Agents Windows, Linux et Mac | Agents Windows, macOS, Linux, Synology DSM 7, Android et iPhone |
| Microsoft 365 | Produit distinct, avec son propre déploiement | Inclus : le contenu va dans un support BeBackup ordinaire, dans la même console |
| VMware ESXi | Très complet | Sauvegarde sans agent depuis l'hôte, avec suivi des blocs modifiés (CBT), restauration P2V et V2V |
| Hébergement des sauvegardes | Où vous le décidez | Où vous le décidez : chez vous, chez le client, sur un serveur dédié, ou chez BeBackup en France |
| Marque blanche | Possible côté fournisseur de services | Native : rapports et interface à votre nom |
| Éditeur et support | Éditeur international, siège aux États-Unis, support organisé par niveaux | Éditeur français depuis 2012, support en français par l'équipe qui développe le produit |
Les trois différences qui comptent au quotidien
Une seule chose à maintenir
Avec Veeam, un parc multi-clients se construit en assemblant des composants : serveurs de sauvegarde, proxies, référentiels, puis la console pour fournisseurs de services par-dessus. C'est puissant, mais chaque brique se met à jour, se supervise et se dépanne.
BeBackup a été écrit par un prestataire pour son propre parc. Le serveur est multi-tenant, il sert son interface web sans serveur web tiers, se met à jour sans interrompre les sauvegardes en cours et met à jour les agents Windows lui-même. Le tableau de bord remonte les anomalies de tous les clients au même endroit, y compris les sauvegardes qui auraient dû tourner et n'ont pas démarré, calculées d'après la planification de chaque support.
Microsoft 365 dans le même produit
C'est la demande que tous vos clients finiront par faire. Avec BeBackup 7, les boîtes aux lettres, OneDrive et SharePoint sont sauvegardés depuis le serveur via Microsoft Graph, et le contenu hérite de tout ce que fait déjà un support : versions, déduplication, chiffrement, rétention, réplication hors site.
Une console, un contrat, une procédure de restauration. Pour un technicien, c'est un produit de moins à connaître.
Un modèle de licence qui se lit sur une facture mensuelle
Les licences d'un grand éditeur sont conçues pour des contrats d'entreprise, et les programmes pour fournisseurs de services ajoutent leurs propres règles. Elles se maîtrisent, mais il faut les maîtriser.
Chez BeBackup, la formule d'entrée commence à 50 € par mois pour 500 Go, 3 postes et 2 serveurs, avec des tarifs partenaires dégressifs selon le volume. Ce sont des unités que vous refacturez déjà : des postes, des serveurs, un volume. Vous savez ce que vous coûte un client avant de lui faire un devis.
La question de la souveraineté, sans exagérer
Soyons précis : avec Veeam comme avec BeBackup, si vous hébergez vous-même le serveur et le stockage, les sauvegardes sont là où vous les avez mises. L'origine de l'éditeur ne change rien à l'endroit où dorment les données.
La différence se joue ailleurs : dans les services opérés par l'éditeur lui-même, dans la langue et le fuseau horaire du support, et dans la réponse que vous ferez au client qui demande « qui est derrière ce logiciel ? ». Avec BeBackup, la réponse est une société française, qui développe, héberge et assure le support en France. Et si vous préférez ne pas héberger le serveur, l'offre hébergée stocke les sauvegardes sur notre infrastructure en France.
Changer de solution sans prendre de risque
Personne ne migre trente clients en un week-end, et ce n'est pas nécessaire :
- Ne migrez pas l'historique. Laissez les sauvegardes Veeam existantes vivre jusqu'à la fin de leur rétention ; elles restent restaurables.
- Commencez par les nouveaux clients, ou par ceux qui demandent Microsoft 365, les Mac ou le NAS.
- Faites tourner les deux en parallèle sur un client test pendant quelques semaines.
- Chronométrez une restauration complète d'un poste et d'un serveur. C'est le seul test qui compte vraiment.
En résumé
Gardez Veeam si vos clients sont des infrastructures fortement virtualisées, si vous avez des techniciens certifiés et si vous exploitez ses fonctions avancées.
Regardez BeBackup si votre parc est fait de PME hétérogènes, si vous voulez une seule console pour les postes, les serveurs, les Mac, les NAS et Microsoft 365, et si vous préférez une facture mensuelle simple et un support qui vous répond en français.
BeBackup s'essaie gratuitement pendant 15 jours, sur votre propre serveur ou hébergé chez nous en France : créer un compte d'essai. Vous préférez en parler ? Demandez une démonstration de trente minutes sur votre parc réel.