Installer et configurer un serveur BeBackup
Ce guide décrit l'installation d'un serveur BeBackup sur Windows, sa configuration initiale et son passage en production. Il s'adresse à l'hébergeur qui exploite le serveur — pas à l'utilisateur final, et pas à l'installation de l'agent de sauvegarde, qui fait l'objet d'un document distinct.
1. Prérequis
| Élément | Exigence |
|---|---|
| Système | Windows Server 2019 ou plus récent, en 64 bits. Windows 10 et 11 conviennent également — voir la remarque ci-dessous. |
| Droits | Compte administrateur local (l'assistant installe des services Windows et pose des règles de pare-feu). |
| Réseau | Un port d'écoute joignable depuis les agents — 443 en HTTPS par défaut. |
| Nom DNS | Un nom par lequel les agents joindront le serveur. Plusieurs noms et adresses sont possibles (voir § 6.1). |
| Disque | Un ou plusieurs volumes dédiés aux données sauvegardées, distincts du volume système. |
| Composants | Les redistribuables Microsoft Visual C++ sont installés automatiquement par l'assistant. |
Vous devez disposer de bbServerInstall.exe et de votre clé de licence, transmis par EDII avec votre licence (ou votre licence d'essai).
Aucun dimensionnement matériel n'est imposé. Les exploitations vont du serveur de marque reconditionné à la machine assemblée sur mesure, et les deux donnent satisfaction. Dimensionnez d'après le nombre de supports et le volume à conserver, pas d'après une liste de prérequis.
Sur Windows 10 ou 11, une réserve et une seule : ces versions conviennent techniquement — une exploitation en service y tient plusieurs centaines de supports — mais Windows 10 est sorti du support de Microsoft en octobre 2025. Une machine qui écoute sur Internet et porte les sauvegardes de vos clients ne devrait pas rester sans correctifs de sécurité : prévoyez une édition encore maintenue, ou un contrat de mises à jour étendues.
2. Installation
Lancez bbServerInstall.exe en tant qu'administrateur et suivez l'assistant :
- Acceptation du contrat de licence.
- Emplacement d'installation — par défaut
C:\Program Files\BeBackup Server. - Exception de pare-feu — laissez l'option cochée. L'assistant ajoute une règle entrante
autorisant l'exécutable du serveur.
- Installation des fichiers, puis des redistribuables Visual C++.
- En fin d'assistant, laissez cochée l'option qui lance l'activation.
L'assistant enregistre également le service Windows du serveur.
3. Activation de la licence
L'activation se fait par l'utilitaire bbActivation.exe, lancé automatiquement en fin d'installation (il reste accessible ensuite depuis le menu Démarrer). Il demande :
- votre clé de licence ;
- votre adresse de courriel ;
- le mot de passe qui vous a été communiqué.
Ce que porte une licence
Une licence BeBackup n'est pas un simple nombre de postes. Elle définit :
| Élément | Rôle |
|---|---|
| Nombre de licences par nature | voir le tableau ci-dessous |
| Nombre de fournisseurs autorisés | combien d'entités distinctes peuvent être créées sur ce serveur |
| Droit d'exécution en machine virtuelle | certaines licences interdisent l'exécution du serveur dans une VM |
| Adresses autorisées | la liste des noms DNS et adresses IP par lesquels le serveur peut être joint |
Les natures de licences consommées par les machines sauvegardées :
| Nature | Ce qu'elle couvre |
|---|---|
| Poste de travail | une machine cliente Windows |
| Serveur | un système d'exploitation serveur |
| Machines virtuelles | la sauvegarde de VM d'un hyperviseur |
| Office 365 | une sauvegarde de locataire Microsoft 365 |
| Agent BeBackup Drive | un espace Drive (une machine) |
| Accélérateur de déduplication | active le service d'accélération sur le serveur |
La liste des adresses autorisées fait partie de la licence. Si vous ajoutez plus tard un nom DNS ou une adresse publique, il faut mettre la licence à jour depuis l'interface web (onglet Licence), faute de quoi les agents qui passeront par cette adresse seront refusés.
4. Ce que l'installation met en place
4.1 Services Windows
| Service | Rôle | Démarrage |
|---|---|---|
bbServer | le serveur lui-même : accueil des agents, interface web, stockage | automatique |
bbServerWatchdog | surveille le serveur, le relance s'il ne répond plus, applique les mises à jour | automatique |
bbServerAccelerator | accélérateur de déduplication (si la licence et l'option l'activent) | manuel, piloté par le serveur |
bbServerDriveManager | gestionnaire des espaces Drive (si la fonction est utilisée) | manuel, piloté par le serveur |
Les deux derniers ne sont installés et démarrés que lorsque la fonction correspondante est activée : leur absence sur une installation neuve est normale.
4.2 Dossiers
Sous le dossier d'installation :
| Dossier | Contenu |
|---|---|
logs\ | journaux d'exécution, un fichier par sous-système et par démarrage |
logs.archive\ | journaux anciens, archivés automatiquement |
backups\ | copies de rotation des bases internes du serveur |
html\ | l'interface web servie aux navigateurs |
AgentUpdates\ | les versions d'agent que le serveur distribue à son parc |
o365certs\ | éléments liés aux sauvegardes Microsoft 365 |
Les données sauvegardées des clients ne sont pas ici : elles vont dans les stockages que vous déclarerez (§ 6.5).
4.3 Les trois façons de lancer le serveur
| Mode | Lancement | Usage |
|---|---|---|
| Service | net start bbServer | la production. Le serveur tourne sans session ouverte. |
| Console | raccourci « BeBackup Console » (-AsDeamon) | diagnostic : le serveur tourne dans une fenêtre, authentification normale. |
| Maintenance | raccourci « BeBackup maintenance » (-AsDeamon -Maintenance) | configuration initiale uniquement : l'interface web est accessible sans authentification. |
Le mode maintenance n'est pas sécurisé — c'est sa raison d'être, et le serveur l'affiche en clair dans son journal à chaque démarrage. Il sert à poser la première configuration, quand aucun compte administrateur n'existe encore. Ne le laissez jamais tourner en production, et ne l'exposez pas au réseau.
Un raccourci « Configurer BeBackup Server » ouvre l'interface sur https://localhost.
5. Premier démarrage
- Vérifiez que le service est arrêté (les modes console et maintenance et le service ne
peuvent pas écouter le même port simultanément).
- Lancez le raccourci BeBackup maintenance. Une fenêtre console s'ouvre : laissez-la
tourner.
- Ouvrez
https://localhostdans un navigateur.
À ce stade le serveur présente un certificat qu'aucune autorité ne reconnaît : le navigateur affiche un avertissement, qu'il faut accepter pour poursuivre. C'est normal et temporaire — la configuration des certificats (§ 6.3) y remédie.
6. Configuration par l'interface web
La page de configuration du serveur est organisée en dix onglets :
Général · Email · Sécurité · Administrateurs · Stockages · Serveurs liés · Licence · IA · Mise à jour · Actions avancées
L'ordre ci-dessous n'est pas celui de l'interface : c'est celui dans lequel il est le plus simple de les traiter à la première configuration.
6.1 Général — l'identité du serveur
| Champ | Remarque |
|---|---|
| Nom du serveur | identifie ce serveur dans l'interface et dans les rapports |
| Localisation | texte libre ; utile dès que vous exploitez plusieurs serveurs |
| Noms d'hôtes | le champ le plus important : voir ci-dessous |
| Port d'écoute | 443 par défaut |
| Délai d'attente en cas de déconnexion d'un agent | en minutes |
Les noms d'hôtes sont la liste des noms DNS et adresses IP — locales et publiques — par lesquels un agent peut joindre ce serveur. L'agent les essaie l'un après l'autre et retient le chemin le plus rapide : une machine sur le réseau local passera par l'adresse interne, une machine nomade par l'adresse publique.
Cette liste alimente aussi les noms portés par le certificat du serveur. Si vous la modifiez après coup, pensez à régénérer ou renouveler le certificat, et à mettre la licence à jour.
6.2 Email — l'envoi des rapports et des alertes
Le serveur envoie les rapports de sauvegarde aux clients et les alertes de surveillance à l'exploitant. Renseignez les paramètres de votre serveur d'envoi : hôte, port, authentification, mode TLS, nom et adresse de l'expéditeur.
Renseignez également :
- l'adresse qui recevra les alertes du serveur ;
- le niveau à partir duquel une alerte est envoyée (au minimum les messages critiques) ;
- l'objet des courriels d'alerte, et l'intervalle de répétition d'une même alerte.
Faites-le avant de créer les comptes administrateurs. Une option de sécurité peut exiger qu'un code reçu par courriel soit saisi lorsqu'un navigateur inconnu se connecte : si l'envoi de courriel ne fonctionne pas, ce code n'arrive jamais. (Les comptes administrateurs en sont exemptés, précisément pour qu'il reste toujours une porte d'entrée.)
6.3 Sécurité — sécuriser les échanges
Deux approches, à choisir selon votre contexte.
a. Certificat public obtenu automatiquement (ACME)
Le serveur sait obtenir et renouveler seul un certificat auprès d'une autorité ACME (Let's Encrypt ou équivalent). Une tâche planifiée vérifie périodiquement s'il faut renouveler.
Il faut renseigner : l'activation, le fournisseur ou l'URL de l'annuaire ACME, et l'adresse de courriel du compte. Certaines autorités exigent en plus des identifiants de liaison de compte (EAB), également prévus.
C'est la voie la plus simple quand le serveur porte un nom DNS public et qu'il est joignable depuis Internet. Les agents et les navigateurs reconnaissent alors le certificat sans configuration supplémentaire.
b. Base de certificats locale
Le serveur embarque sa propre autorité de certification. La procédure :
- Créer une base de certificats — vous créez ainsi une autorité racine. Renseignez un nom,
une durée de validité, la taille de clé (4096 bits recommandé) et l'algorithme de hachage (SHA-2). Vous pouvez protéger la base par un mot de passe, qui sera alors demandé à chaque création de certificat.
- Créer un certificat serveur — son nom doit correspondre au nom DNS par lequel le serveur
est joint.
- L'affecter au serveur.
Choisissez une durée de validité longue pour l'autorité : lorsqu'elle expire, tous les certificats qu'elle a signés doivent être refaits.
Cette voie permet en outre de délivrer des certificats clients aux administrateurs (§ 6.4).
6.4 Administrateurs — les comptes d'accès à l'interface
Créez au moins un compte administrateur avant de quitter le mode maintenance.
Pour chaque compte : un nom, une adresse de courriel et un mot de passe.
Le certificat client est une protection supplémentaire : l'interface n'est alors accessible qu'aux navigateurs qui présentent un certificat délivré par votre base. Pour l'utiliser :
- Ajoutez un certificat au compte (validité de 3 ans et clé de 4096 bits sont des valeurs
raisonnables) et cochez l'option qui le rend obligatoire pour ce compte.
- Téléchargez le fichier
.p12et importez-le dans le magasin de certificats du poste
d'administration. Le mot de passe demandé à l'import est celui saisi à la création du certificat.
- Décochez alors l'option générale « autoriser les connexions sans certificat ».
Ordre des opérations. Tant que vous n'avez pas importé et vérifié votre certificat client, laissez les connexions sans certificat autorisées. Les interdire avant d'avoir un certificat qui fonctionne vous ferme l'accès à votre propre interface.
Autres réglages de sécurité disponibles : verrouillage du compte après un nombre d'échecs de connexion, durée de vie des sessions web, et le code par courriel pour un navigateur inconnu mentionné au § 6.2.
6.5 Stockages — où vont les données
- Créez sur chaque volume destiné aux sauvegardes un dossier dédié (par exemple
D:\bbStorage—
exemple fictif).
- Déclarez un stockage par dossier dans l'interface.
Déclarez autant de stockages que de volumes : le serveur répartit les supports entre eux.
Prévoyez la surveillance de l'espace libre : le serveur sait alerter en dessous d'un seuil configurable (§ 7.3).
6.6 Licence
Cet onglet affiche l'état de la licence et permet de la mettre à jour — opération nécessaire après tout changement de la liste des noms DNS et adresses par lesquels le serveur est joint.
6.7 Serveurs liés (facultatif)
Si vous exploitez plusieurs serveurs BeBackup, cet onglet établit la liaison qui permet la réplication des sauvegardes d'un serveur vers un autre et la synchronisation des éléments communs. À configurer une fois les deux serveurs installés et joignables.
6.8 Mise à jour
Cet onglet pilote la mise à jour du serveur (§ 7.2).
6.9 IA (facultatif)
L'onglet IA regroupe les réglages de l'assistance par intelligence artificielle. Il n'a d'effet que si cette fonction est activée sur votre serveur ; sinon, laissez-le tel quel.
6.10 Actions avancées
Un onglet regroupe les réglages fins : comportement des sauvegardes, délais, surveillance, défragmentation des supports, réplication, langue du serveur, accélérateur. Les valeurs par défaut conviennent à une installation standard — n'y touchez qu'avec une raison précise.
7. Passage en production et exploitation
7.1 Basculer en service
Une fois la configuration posée :
- Fermez la fenêtre du mode maintenance.
- Démarrez le service :
net start bbServer(ou par le gestionnaire de services). - Reconnectez-vous à l'interface — cette fois avec authentification, et avec votre certificat
client si vous l'avez rendu obligatoire.
Vérifiez que le service bbServerWatchdog est bien démarré lui aussi : c'est lui qui relance le serveur s'il cesse de répondre.
7.2 Mises à jour du serveur
Le serveur vérifie périodiquement l'existence d'une nouvelle version et peut l'appliquer seul si la mise à jour automatique est activée. Le paquet est vérifié avant d'être installé : signature du paquet et signature de chaque binaire qu'il contient sont contrôlées, et une version antérieure à celle qui tourne est refusée. Le redémarrage est pris en charge par le watchdog.
Vous pouvez aussi déclencher la vérification depuis l'onglet Mise à jour.
Sauvegardez le dossier d'installation avant une mise à jour majeure, en particulier les bases internes (§ 7.4). C'est la seule façon de revenir en arrière.
7.3 Surveillance
Le serveur exécute seul plusieurs tâches périodiques :
| Tâche | Objet |
|---|---|
| Contrôle de santé | mémoire, disponibilité ; peut déclencher un redémarrage si la mémoire dépasse un seuil |
| Alerte d'espace disque | prévient sous un seuil configurable |
| Alerte de sauvegardes non démarrées | signale un agent qui aurait dû sauvegarder et ne l'a pas fait |
| Alerte d'expiration | licence et certificats arrivant à échéance |
| Archivage des journaux | déplace les journaux anciens vers logs.archive\ |
| Renouvellement ACME | si les certificats automatiques sont activés |
Ces alertes partent par courriel à l'adresse configurée au § 6.2 — d'où l'importance de valider l'envoi dès l'installation.
7.4 Bases internes et leurs copies
Le serveur tient ses propres bases dans le dossier d'installation (configuration, comptes, supports, index des sauvegardes). Il en conserve des copies de rotation dans backups\ — cinq par défaut, la plus récente portant le suffixe -bak1.
Ces copies sont votre filet en cas de problème de base. Elles sont sur le même volume que le serveur : incluez le dossier d'installation dans votre propre plan de sauvegarde.
Restaurer une base à partir d'une copie. L'opération est rare mais elle arrive, en particulier pour le fichier d'index d'un support (.fat), qu'il faut parfois remplacer par sa copie (.fat-bak). La marche à suivre est toujours la même :
- Arrêtez le serveur — une base remplacée pendant qu'il la tient ouverte ne serait pas relue,
et vous risqueriez de perdre la copie en plus de l'original.
- Mettez l'original de côté plutôt que de l'écraser : renommez-le, ne le supprimez pas. S'il
s'avère que la copie est plus ancienne que prévu, c'est votre seul retour en arrière.
- Copiez la sauvegarde à la place de l'original, en lui rendant son nom d'origine — par
exemple support.fat-bak devient support.fat.
- Redémarrez le serveur et vérifiez dans son journal qu'il ouvre bien la base, puis dans
l'interface que le support et ses versions apparaissent comme attendu.
Les copies étant numérotées de la plus récente à la plus ancienne, remontez d'un cran à la fois si la première ne convient pas.
8. Fonctions optionnelles
| Fonction | Ce qu'elle apporte | Conditions |
|---|---|---|
| Accélérateur de déduplication | réduit le volume stocké en partageant les blocs communs entre supports | licence dédiée ; service bbServerAccelerator ; espace libre minimal configurable |
| Drive | espaces de fichiers synchronisés, distincts des sauvegardes | licence par espace ; service bbServerDriveManager |
| API de provisionnement | création de comptes et de supports depuis votre propre portail | à activer, avec une clé d'API et une restriction par adresses IP |
| Assist IA | assistance intégrée à l'interface | à activer, avec une clé de fournisseur |
Chacune se configure dans l'interface et se laisse désactivée tant qu'elle n'est pas utilisée.
9. Diagnostic de premier niveau
Où regarder
Tout se passe dans logs\, sous le dossier d'installation. Les journaux sont découpés par démarrage et par sous-système : chaque démarrage du serveur crée une série de fichiers, dont un journal principal et des journaux spécialisés (requêtes, interface web, réseau, envoi de courriel, réplication, contrôle à distance des agents…).
Le journal principal d'un démarrage porte le nom le plus court de sa série. Ses premières lignes récapitulent la version, la licence, les adresses autorisées et le port d'écoute : c'est le premier endroit à lire.
Symptômes courants
| Symptôme | À vérifier |
|---|---|
| L'interface ne répond pas | le service bbServer tourne-t-il ? un autre processus occupe-t-il le port d'écoute ? |
| Le serveur redémarre en boucle | journal principal du dernier démarrage ; une base en cours de migration ou illisible en est la cause la plus fréquente |
| Un agent n'arrive pas à se connecter | l'adresse qu'il utilise figure-t-elle dans les noms d'hôtes et dans les adresses autorisées de la licence ? le certificat du serveur est-il valide et correspond-il au nom employé ? |
| Aucune alerte ne part | configuration de l'envoi de courriel, et journal du sous-système d'envoi |
| « Pas assez de licence » | le nombre consommé pour cette nature dépasse ce qu'autorise la licence |
| Le navigateur refuse la connexion | certificat expiré, ou nom du certificat différent du nom employé pour se connecter |
Avant d'appeler le support
Préparez : la version du serveur, le journal principal du démarrage concerné, et l'heure précise de l'incident.
10. Obtenir de l'aide
| Besoin | Voie |
|---|---|
| Incident technique | Ouvrez un ticket depuis le site BeBackup — c'est la voie à privilégier : le ticket porte le contexte, l'historique et les pièces jointes. |
| Client sous contrat, ou question commerciale | 04 66 72 51 22 |
Avant d'ouvrir un ticket, rassemblez le nom et la version du serveur, la date et l'heure de l'incident, et les journaux du démarrage concerné (§ 9) : c'est ce qui fait gagner le plus de temps.
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